mardi 3 mars 2015

Mercredi 26 septembre 2001 : Vallon de l’Oriège – Porté-Puymorens.

A 8h35, je quitte les forges d’Orlu pour une longue journée de marche. Je rejoins le GR 7.

Retrouvant le parcours là où je me suis arrêté hier soir, je vais remonter le vallon de l’Oriège par un large chemin. Je passe à la bergerie de la Jasse du Printemps et continue à grimper en pente douce sur la rive gauche du cours d’eau. Plus loin, je traverse l’Oriège sur une passerelle et le GR chemine dans une végétation clairsemée de pins et de genévriers.
Puis la pente s’accentue. Dans la montée, à 1700 m, les marmottes réapparaissent. Je rencontre un isard (chamois des Pyrénées) qui broute tranquillement. Le sentier s’élève dans les sorbiers vers la passade de Mortès. Il débouche sur un plateau à 1954 m, occupé par les étangs d’En Beys. En plein soleil sur la rive du premier étang, le refuge gardé d’En Beys… J’y fais une halte pour boire un café à la terrasse. Il est 11h30.
Je reprends mon chemin, côtoie les autres étangs. Un pêcheur, monté avant moi d’Orlu, me voyant hésiter, m’indique le chemin de la porteille. Le GR grimpe dans des pierriers et des couloirs d’éboulis parmi des blocs énormes de granite. Difficile progression de rochers en rochers, d’étangs en étangs, souvent dans le lit des torrents. J’arrive ainsi (après un dénivelé de 1300 mètres depuis mon départ) à la Porteille d’Orlu (2403 m), sur une maigre pelouse d’altitude parsemée d’étangs glaciaires.
Là je quitte la réserve nationale de faune d’Orlu et entre dans le département des Pyrénées-Orientales. En face, sur l’autre versant, s’étendent les pentes austères du Puig Carlit. Descente dans la rocaille, où je perds le balisage du GR. Je rejoins quelques étangs asséchés dans une cuvette et atteins la cabane de Rouzet, un abri de berger à 2260 m, à la pointe nord de l’étang de Lanoux.
Je m’assieds devant la cabane, point de passage également du GR 10 (grande traversée des Pyrénées), pour casser la croûte. Repas frugal. Avec la fatigue du trajet, je n’ai pas très faim.

Par la suite, le GR 7 va longer l’étang de Lanoux par la rive est. Il s’élève dans des pâturages à végétation arbustive et continue plein sud. Il passe alors sous la digue du barrage et sous la station d’un télébenne de service EDF. Il progresse sur la rive droite de la vallée, aux flancs d’un versant très abrupt. Il s’oriente alors au sud-ouest et, dans le soleil couchant, commence une longue, une interminable descente de deux heures à flanc de montagne, dominant l’étang de Font-Vive et le barrage du Passet.
Il est 18h30 lorsque je retrouve Viviane dans un virage de la RN 20 montant au col de Puymorens. Nous sommes au-dessus de Porté-Puymorens (1681 m).
Je suis épuisé après cette journée de dix  heures de marche et de forts dénivelés.
Nous allons passer la soirée et la nuit au camping-caravaneige de la station. Il gèlera pendant la nuit.


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